David Dumont en résidence à Mariemont

 

David Dumont / L’auteur

Comédien formé à l’école internationale de théâtre LASSAAD à Bruxelles puis au Conservatoire de Mons (Arts2), David Dumont (1990), a joué dans « Fractal » de Clément Thirion (Kosmocompany, 2017) et travaille actuellement avec Michel Charpentier sur une création autour Comme il vous plaira de Shakespeare, et sur Bocal une pièce en alexandrins écrite et dirigée par Guillaume Druez (Arts2). 
Depuis fin 2015, il s’attelle à l’élaboration de sa première pièce : 
Jungle(s) pour laquelle il bénéficie d’une résidence à Mariemont.

Jungle(s) / Le projet

Jungle(s), ce sont un homme, une femme, un enfant, un passeur, quatre âmes errantes qui ne se connaissent pas, ayant toutes pour but un ailleurs meilleur. Un ailleurs à portée de vue quand la mer est dégagée. Après tout le chemin parcouru, il faut attendre le moment propice pour traverser, ne pas se faire tuer, ne pas se faire prendre surtout. En attendant, il faut survivre dans ce bidonville, dans ce no man’s land surpeuplé « où les médecins du monde apprivoisent les bêtes assoiffées de liberté ».

Naissance de Jungle(s)
« Mon écriture de Jungle(s) a débuté en novembre 2015 par fragments. Durant l’été 2016, mon rythme d’écriture s’est resserré. Mon point de départ a d’abord été la jungle de Calais et s’est très vite étendu : Grande-Synthe à Dunkerque, Lampedusa, les côtes libyennes, égyptiennes, etc.
La vie est un livre, et ceux qui ne voyagent pas n’en lisent qu’une page. Voilà la phrase que me répète sans cesse ma mère. Depuis ma tendre enfance, j’ai toujours eu la chance de voyager. J’ai passé le plus clair de mes étés à la côte belge, en Andalousie et au Maroc. Puis je suis parti à l’île Maurice, à Bali, au Japon, en Islande, aux États-Unis, en Guadeloupe, en Martinique, à Saint-Martin, à Sainte-Lucie et j’en passe. J’ai découvert très tôt la beauté du monde. Je suis né avec le bon passeport. » – David Dumont

En écho à ces réalités, résonnent ces mots de Fatou Diome : « Notre liberté restera insatisfaite tant qu’elle sera interdite à nos semblables ! Personne ne peut apprécier un festin au milieu des affamés, or le manque de liberté est la pire des famines. »

Publié dans Actualités, Résidence de Mariemont Tagués avec : ,