Laurent Plumhans en résidence à Mariemont

Laurent Plumhans / L’auteur

Après des études de musique aux Conservatoires de Liège et Bruxelles et des collaborations avec notamment l’Orchestre du Luxembourg, la Chapelle Reine Elisabeth ou encore Garrett List, Fabrice Murcia et Joël Pommerat, Laurent Plumhans se lance dans l’écriture avec C’est quand la délivrance ?
Ce premier texte – consacré au chômage de masse des jeunes générations – est sélectionné au Festival Texte En Cours / Jamais Lu (Montpellier – 2014) puis créé en octobre 2015 au Théâtre Le Public (Bruxelles).

Depuis, Laurent Plumhans continue son chemin entre écriture, mise en scène et composition musicale. C’est ainsi qu’il créé Que reste-t-il des vivants ?, pièce sur la financiarisation de l’existence, en février 2017 au Théâtre de la Vie (Bruxelles).
En juin 2017, Laurent Plumhans sera accueilli en résidence de recherche au Théâtre de Liège, pour lancer son quatrième projet : Ne pas mourir, être frappé (titre provisoire).
Quant à son troisième spectacle, Yvan & Else, bank of god, il sera créé en 2018 et aura pour toile de fond la rupture amoureuse.

Ne pas mourir, être frappé (titre provisoire) / Le projet

« Après C’est quand la délivrance ?, j’ai choisi de reparler de la thématique du travail. Mais cette fois, du côté des travailleurs. Parler du travail, de ce qu’il en reste, de ses contours de plus en plus f(l)ous. Parmi eux, trois thématiques retiennent mon attention : le dumping social, le management par les dispositifs et, par corollaire, la souffrance au travail. 
A l’origine, la lecture d’un fait divers : la société de construction Moreau, à Ans, dépose le bilan. 94 emplois perdus. En cause, le dumping social, permettant aux employeurs d’embaucher des travailleurs de l’UE en payant les cotisations sociales dans le pays d’origine ; ce que l’entreprise Moreau s’est toujours refusé de faire. La concurrence avec les grandes entreprises et les sociétés momentanées devient intenable et la société décroche trop peu de marchés. Au printemps 2015, c’est la faillite.

Pour Ne pas mourir, être frappé, je pars d’une situation similaire. Une entreprise familiale au bord du dépôt de bilan, une entreprise qui puisse être en proie au dumping social. Son entrepreneur meurt. L’entreprise devient l’héritage de ses trois enfants. Ils n’apprennent la situation qu’après coup. Que faire ? Vendre ? Emprunter pour combler les dettes et les déficits ? Recourir à des travailleurs détachés, contre la volonté du défunt, pour redresser la situation ? Les dissensions s’installent. Les vieilles rancœurs resurgissent, le vernis s’écaille… »

Dumping social, souffrances au travail et famille sont au cœur de Ne pas mourir, être frappé, un projet que l’auteur nourrit par des recherches personnelles, observation et interviews sur des lieux de travail, et par la lecture d’ouvrages de référence comme Le management désincarné et Ils ne mourraient pas tous, mais tous étaient frappés — journal de consultation de Marie-Anne Dujarier et de Marie Pezé.

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